Etude étiologique et traitement de l'arthrite dentaire.


Au travers d'une pathologie sans risque majeur, l'exposé qui suit vous permettra de sentir l'esprit homéopathique en situation concrète. La présentation des remèdes faite en deuxième partie vous permettra de mettre en œuvre une aide simple et efficace dans des situations particulières mais néanmoins fréquentes dans votre pratique. Il va de soi que seuls les thérapeutes sont invités à utiliser les enseignements qui se trouvent dans ces pages. Il n'est nullement conseillé à un non professionnel de la santé de s'imaginer pouvoir assumer ses besoins en termes de santé sans l'avis de l'homme de l'art. L'homéopathie, comme indiqué dans la page d'introduction, n'a jamais prétendu éviter à quiconque une prise en charge médicale responsable. Le sens clinique, culture du thérapeute, est l'ingrédient incontournable afin que s'établisse la thérapie. L'acte thérapeutique autonome est rarement efficace. Dans les pages consacrées à la dent relationnelle, vous obtiendrez les éléments nécessaires à cette compréhension.

A.) Etude étiologique


Le premier but de l'interrogatoire sera d'identifier l'étiologie puisque nous l'avons vu, dans la hiérarchisation qualitative, elle se situe en première place. Parmi les différentes étiologies de l'arthrite dentaire, les plus courantes sont les traumatismes, qu'ils soient d'origine exogène ou iatrogène. D'autres phénomènes arthritiques trouveront dans le terrain du patient leur origine et leur raison d'être. Ces arthrites seront prises en compte lors de l'étude des diathèses.
Nous avons vu que poser un diagnostique ne permet pas, à lui seul, de déterminer le remède homéopathique qui reflète la réaction individuelle du malade. Pourtant, obtenir le diagnostique positif de l'étiologie est notre premier pas vers cette individualisation. Si, dans le cas d'un traumatisme, elle est évidente, elle peut nécessiter une investigation plus approfondie dans d'autres cas.

1.) Etiologie traumatique.
Globalement, les traumatismes sont soit une action extérieure violente sur l'organe dentaire, fréquemment rencontrés chez le jeune patient, soit le résultat d'un acte iatrogène comme le dépassement de pâte de traitement de racine ou la mauvaise adaptation d'une reconstitution ou reconstruction coronaire. Les microtraumatismes occlusaux répétés vont alors entraîner l'apparition de douleurs arthritiques pénibles mais cependant facilement évincées.
a.)Arthrites exogènes.
Le cas choisi pour illustrer cette étude est celui d'un enfant, tombé face contre terre ou sur le bord d'un meuble. L'étiologie traumatique nous amène directement à ARNICA Montana, remède de choix des traumatismes de toute sorte. C'est un traumatisme simple et Arnica va être prescrit sur cette notion. On peut adjoindre à cette prescription, qui est suffisante dans la majorité des cas, des remèdes qui sont alors individualisés sur des signes locaux et généraux, dans l'éventualité d'une blessure plus importante. Nous aurons l'occasion d'y revenir, car pour débuter en homéopathie, il vaut mieux se limiter à des cas simples, facilement reconnaissables et aisément identifiables. Vous pourriez me rétorquer que les traumatismes sur les dents de lait, lorsqu'ils sont simples, se résolvent seuls pour peu que la dent soit laissée au repos. Je vous invite à prescrire néanmoins Arnica et à observer la rapidité de la guérison ainsi obtenue. La prescription de ce remède va également favoriser la guérison de l'organe dentaire définitif sous-jacent qui, s'il n'est pas pris en compte, va garder la mémoire de ce choc par la présence d'une zone mal minéralisée que sont ces fameuses lunes blanches que l'on retrouve lors de l'éruption de la dent. Prescrire Arnica va permettre de lever cette mémoire du choc et d'atténuer voire d'éviter complètement le marquage de ces lésions. " Comment " et " pourquoi " sont des notions sur lesquelles nous reviendrons bien plus tard. Ceci n'a pour l'instant que peu d'importance si l'on veut bien s'imprégner de la philosophie de Hahnemann qui observait simplement les faits sans rechercher d'explications pour les justifier.
Dans le cas d'une blessure à chaire ouverte, quand la gencive porte trace de meurtrissure, l'ajout du Calendula en bain de bouche est conseillé.
Dans le cas d'un traumatisme crânien ajouté, Natrum Sulfuricum sera prescrit.
Les autres remèdes pouvant trouver une indication dans les cas de traumatismes sont vus ci-dessous.

b.) Arthrites iatrogènes.
En général, le patient ne mastique plus sur sa dent car le contact aggrave la douleur. Le phénomène résulte souvent d'une couronne ou d'un soin conservateur antagoniste ou sur la dent elle-même en surocclusion ou d'un dépassement de traitement canalaire. Si l'on peut rapidement ajuster l'occlusion, il est par contre plus délicat de retirer le dépassement de T.R. Jusqu'alors, vous n'avez jamais tenter de savoir si la douleur avait des signes particuliers car une fois l'étiologie cernée, vous prescriviez un remède qui annulait la conséquence. L'homéopathie vous demande maintenant de questionner votre patient sur cette douleur, en recherchant les éléments qui aggravent et ceux qui améliorent. Les causalités sur ce type de douleurs sont à rechercher dans les différences de températures, tant externes qu'internes, dans les effets du toucher (contact) et de la mastication, et dans le rythme circadien de la douleur. Les modifications du psychisme sont importantes mais ne vous aideront que peu au début de votre apprentissage. Vous pouvez cependant vous entraîner à les dépister. Recherchez les dans les humeurs et le caractère du malade, lorsque manifestement ils ont changé.

- La surocclusion : la prescription d'un bain de bouche accélérera le processus de guérison, bien que l'essentiel ait été fait par le simple et seul meulage des contacts. L'étiologie ici clairement identifiée, une fois évincée, permettra la sédation des phénomènes algiques. Les remèdes pouvant être prescrits seront d'action locale en bain de bouche. Ils trouveront aussi une indication bienvenue dans les mêmes douleurs qui se manifestent lors de l'activation des arcs de traitements orthodontiques. Un très bon effet est obtenu par quelques produits facilement discernables les uns des autres : Rhus toxicodendron, Ruta, Plantago et Symphitum, prescrits en 3DH, gouttes 30cc, 20 gouttes dans un fond d'eau en bain de bouche pendant une minute, répéter selon les besoins. Nous les verrons plus loin individuellement dans le cadre de cette indication.
- Arthrites médicamenteuses : elle pouvait provenir fut un temps, de l'action des arsénieux qui, du moins dans ma pratique, n'ont jamais eu droit de cité depuis la sortie de la faculté. Cependant, si cette occasion se présente, Arsenicum Album, du fait de l'étiologie des douleurs, pourra être employé.
L'autre possibilité se présente dans les traitements de racines, quand la pâte d'obturation fait irruption dans la zone périapicale. L'idéal serait de ne pas obturer sous anesthésie locale afin d'éviter ce genre de désagréments, mais le cas échéant, il convient d'observer la manifestation des signes arthritiques. Il serait bon de disposer de l'isothérapique de la pâte canalaire habituellement utilisée afin de pouvoir le prescrire en dilution homéopathique en 30CH ou 200K, sous forme de doses.
Il se présente également le cas d'une dent douloureuse suite d'obturation. Le répertoire de Kent donne au 1er degré : Nux vomica et Arnica, au second degré Mercurius iodatus flavus et à un degré faible Mercurius solubilis et Sepia. Ces quatre remèdes sont ici indiqués, bien que leur étude soit reportée, hors mis Arnica qui fera l'objet de notre première étude complète d'un remède.

2.) Autres étiologies.
On y retrouve les inflammations du ligament dentaire par invasion à partir de la gencive elle-même enflammée, étiologie souvent tartrique, ainsi que les douleurs arthritiques signant un problème sous-jacent en période de réchauffement. Je pense ici au cas des granulômes inflammatoires anciens qui se manifestent à l'occasion d'un stress extérieur et à celui des kystes radiculo-dentaires qui s'expriment subitement. Le phénomène inflammatoire évident repousse l'étude de leurs traitement au prochain cours qui fera l'objet de l'étude des remèdes de l'inflammation. Pour l'instant, face à une telle étiologie, conservez vos habitudes de pratique. Il serait par trop prétentieux de vouloir tout aborder en bloc.

B.) Etude de matière médicale.

Le premier remède qui va nous permettre de mettre un pied dans la matière médicale homéopathique est Arnica Montana, ainsi que je vous l'ai annoncé ci-dessus. Le plan d'étude du remède sera le même pour tous les remèdes à venir. Il vous permettra d'acquérir des repères visuels dans le plan afin de clarifier et d'optimiser votre recherche, lorsque votre mémoire aura à trier des dizaines de possibilités. Il se présente comme suit :
I/ action générale
II/ tableau individuel caractéristique
a. typologie
b. signes étiologiques
c. modalités
d. symptômes guides
III/ l'essentiel pour la prescription du remède
IV/ relations
Puis nous dirons quelques mots des remèdes mentionnés ailleurs dans l'étude des arthrites, afin et surtout de vous préciser les modalités différentielles de chacun.

1.) ARNICA MONTANA.
I/ Action générale.
Arnica porte son action dominante sur l'appareil musculaire, provoquant les mêmes sensations qu'un surmenage physique : courbatures et endolorissement.
Ces sensations évoquent ainsi les douleurs traumatiques, contusives. L'action d'Arnica sur les capillaires provoquent des ecchymoses ce qui complète le tableau traumatique. Arnica répond encore bien plus aux hémorragies par injures physiques.
Son action sur le cerveau provoque une forte congestion et déclenche un état de torpeur, de coma.
Au niveau de la peau, Arnica provoque une irritation qui développe des manifestations érysipéloïdes et des furoncles.

II/ Tableau individuel caractéristique.
a.) Typologie.
Psychique : sujets irritables, entêtés, désirant être seuls et qu'on ne leur parle pas.
Peurs : peur d'une maladie grave, d'une maladie de coeur ; agoraphobie ; dans des états douloureux, peur d'être approché, touché.
Mélange d'indifférence et de désespoir avec exagération de symptômes banaux.
b.) Signes étiologiques.
Causalités : coups, chutes, accidents ; excès musculaires ; excès sexuels ; peurs ; colères.
c.) Modalités.
Aggravation : par le toucher, les heurts, les secousses ; le mouvement, l'exercice ; étant couché sur le côté gauche ; par le froid humide.
Amélioration : par les applications chaudes ; étant couché la tête basse ; étant étendu, les membres écartés.
d.) Symptômes guides.
Dans la prescription d'Arnica ne faisant pas suite à l'étiologie traumatique, le symptôme guide est l'endolorissement meurtri de tout le corps comme par un lit trop dur.
La correspondance clinique majeure est toute pathologie de suite de contusions, traumatismes et leurs conséquences, mais aussi les congestions cérébrales, les myalgies et les ecchymoses.
III/ L'essentiel pour la prescription.
Dans la pratique de notre profession, l'essentiel pour la prescription d'Arnica est l'étiologie traumatique. Toutes les complications faisant suite à une extraction, à une chute ou à un choc physique sont justiciables d'Arnica. La dilution à employer est ici une exception dans la mesure où ce remède apporte le soulagement quel que soit sa dilution. Cette particularité permet d'employer la dose disponible en cas d'urgence.
Pour sa prescription, le syndrome traumatique est donc dominant : coups, surmenage musculaire ; hémorragies. En deuxième place, on trouve le syndrome infectieux, septique.
Et enfin, comme nous l'avons mentionné ci-dessus, Arnica peut être prescrit sur des douleurs suite à une obturation coronaire.
IV/ Relations.
· Comparer : Bellis, Calend. , Hamam., Hyper. , Pyro. , Sulf. A., Symphytum.
· Complémentaires : Aco. , Calc. C., Hyper., Ipé. , Natr. S., Rhus, Sulf. A., Veratr. A.
· Antidoté par : Aco. , Ars. , Camph. , China, Ign. , Ipeca.

2.) Autres remèdes.
Les remèdes annexes sont ceux, du moins en partie, qui figurent dans la liste des remèdes à comparer. Nous retrouvons donc : Calendula, Ruta, Symphytum, Plantago, Rhus toxicodendron. Je ne vous donnerai que quelques mots afin de pouvoir identifier le remède complémentaire ou alternatif à Arnica.

a.) Calendula.
Calendula ou le soucis des jardins, développe des propriétés cicatrisantes, antiseptiques et antiphlogistiques. Il est donc lui aussi indiqué dans les plaies traumatiques, lacérées, postopératoires et toutes plaies douloureuses. Son indication remarquable concerne justement les hémorragies traumatiques, notamment après les extractions dentaires.
La prescription de Calendula se fait traditionnellement en teinture mère, en application locale, et s'accompagne systématiquement chez certains auteurs d'une prescription en granules à la 4CH. Dans la mesure où il est déconseillé de pratiquer des bains de bouche virulents après une extraction, afin de ne pas désorganiser le caillot sanguin, il est important de préciser au patient de mettre le liquide en bouche, au contact de la plaie, sans mouvements, et ce pendant une minute, trois à cinq fois par jour.
Calendula est un excellent antiseptique et offre une aide remarquable à la cicatrisation. C'est pour cette raison qu'il peut se présenter systématiquement en suite de détartrage, pour diminuer les sensations douloureuses postopératoires.
Son action s'explique par ses composants :
- du carotène en grande quantité et du manganèse qui développent les actions décrites ci-dessus : anti-inflammatoires, antiseptiques et antibiotiques.
- des alcools et des lactones triterpéniques : antiseptiques, antifongiques, antitumorales et antibiotiques.

b.) Plantago.
Le grand plantain ou Plantago major, développe son action sur l'innervation des oreilles et sur le trijumeau. Il correspond à des phénomènes algiques très marqués de ces territoires.
Plantago est aggravé par la nuit et dans la chambre chaude. Il est amélioré par le sommeil et en mangeant.
Dans ses signes étiologiques, on retrouve la notion de traumatisme et de blessures par piqûres, même si la matière médicale ne parle pas de piqûre par instruments mais par insectes et serpents.
Ses symptômes guides sont :
- les douleurs aux oreilles en même temps qu'aux dents ou alternant des unes aux autres.
- une odontalgie avec lancinations dans la face, accompagnée de salivation, aggravée par le contact et les extrêmes de chaud et de froid. Ces douleurs sont améliorées en mangeant et s'accompagnent d'un très mauvais goût dans la bouche.
Plantago se prescrit en teinture mère en application dite externe, bien que se déroulant en bains de bouche, et en dilutions sous formes de granules.

c.) Rhus toxicodendron.
Le Sumac vénéneux ou Rhus toxicodendron développe son action sur le tissu conjonctif qui est le siège d'inflammations, d'inflammations cellulitiques à tendances phlegmoneuses et sur le tissu osseux où l'on observe des irritations périostales. Les autres actions qui ne concernent pas le chirurgien dentiste se portent sur la peau, les muqueuses, la sphère lymphatique et le système nerveux cérébro-spinal.
Rhus tox s'adresse de manière sélective à des syndromes rhumatoïdes, ce qui fait qu'en signes étiologiques, on retrouve la notion d'humidité sous forme de signes survenant après avoir été mouillé, avoir bu de l'eau froide, après un refroidissement en sueurs.
Il est amélioré par la chaleur sous toutes ses formes, par le changement de position et par le mouvement continu. Il est également amélioré par le massage et les frictions.
Il est aggravé par le froid humide, le contact mouillé, l'eau froide, l'immobilité et au début du mouvement. Il est aussi aggravé la nuit, après minuit.
Rhus tox trouve son indication dans les arthrites dentaires, les odontalgies développant ses signes et les excès de salivation. Rhus tox trouvera une indication de choix dans les arthrites dentaires chroniques et subaiguës. La notion météorologique est pour ce remède des plus précieuses. Cependant, il peut être indiqué sur le seul signe de l'amélioration de la douleur arthritique au cours de la journée, fidèle en cela à son signe d'amélioration que constitue le mouvement continu.
Les indications cliniques se trouvent ainsi dans les arthrites essentielles ou récidivantes ainsi que chez les sujets en traitement orthodontique.

d.) Ruta.
La Rue commune ou Ruta graveolens, exerce son action sur différents tissus dont, en ce qui nous concerne, le tissu osseux. Il va, là, produire des phénomènes inflammatoires du périoste et des cartilages, avec la formation de nodosités. Il exerce également une action sur l'appareil locomoteur, affectant le tissu fibreux, tendineux et aponévrotique. Il touchera préférentiellement les muscles fléchisseurs et la musculature oculaire.
Parmi ses signes étiologiques, on retrouve la notion de choc, de coups, de chutes, de surmenage musculaire et de grands efforts, tels que peuvent le représenter les forces de tension d'un traitement multibagues orthodontique.
Ruta est amélioré par le mouvement et le changement de position. Il est aggravé par le froid humide, le repos couché ou assis. Il a besoin de changer constamment de position.
Souvent associé à Rhus tox dans des préparations magistrales, il possède un mode et un site d'action très similaires, rendant par-là même difficile leur différentiation. Ruta présente un petit signe au degré moyen qui est la soif d'eau froide glacée, ce qui, le cas échéant, peut nous y aider.

e.) Symphitum.
La grande consoude ou Symphitum, possède une action élective sur l'appareil osseux. Il y correspond aux manifestations analogues aux conséquences des traumatismes, des plaies, des fractures. Il révèle une électivité d'action pour la mâchoire inférieure.
Son action en fait un remède de choix dans la consolidation des fractures osseuses, mais son étiologie traumatique nous permet de l'associé dans les cas très douloureux aux remèdes ci-dessus énoncés afin d'en étendre le champ d'action. Nous le retiendrons donc seul ou associé pour les suites d'extractions difficiles avec ou sans séquestre osseux et les suites de traitement orthodontique.
Voici terminée la liste des remèdes à même d'apporter un soulagement à nos patients dans les cas d'arthrites dentaires et selon les modalités et étiologies énoncées pour chacun d'eux. La forme la plus couramment prescrite est le flacon de 30 ou 60 cc pour bains de bouche. Habituellement, et pour chaque remède, voici les hauteurs de dilutions :

Calendula Teinture mère, notée T.M.
Plantago T.M.
Rhus Toxicodendron,Symphitum, Ruta en dilution 3X ou plus

L'association de plusieurs remèdes peut être dictée par des signes communs selon une même étiologie, dans la mesure, et c'est ici le cas, de l'absence de caractères antinomiques.

Recommandation:
La mise en pratique de ce que vous venez de lire, ne doit pas vous faire oublier la mise en oeuvre de votre technique de soins qui s'impose à chaque cas douloureux. L'homéopathie ne peut être qu'une thérapie d'accompagnement et non de substitution. Je semble insister sur ce point, mais je le crois important.